Le gentleman paparazzi :
Il file à travers les rues chics de Beverly Hills, il scrute les terrasses à la recherche de sa prochaine proie. Bienvenue dans l'univers de Mathieu Paré, le gentleman paparazzi.
Depuis quelques jours, Le Journal de Montréal brosse un portrait de l'industrie des paparazzis à Hollywood.
Sur le terrain, la situation est devenue ingérable, même dangereuse, dû au nombre croissant de paparazzis, pour la plupart des amateurs.
Heureusement, il y a aussi des chasseurs de stars comme Mathieu Paré, 29 ans, qui exercent leur métier avec respect, en s'imposant des limites.
Ses parents sont québécois, il est né à Vancouver et a grandi à Ottawa, que fait-il donc dans la jungle de Hollywood ?
Ce «kid-kodak» a vécu deux ans en Corée du Sud pour y enseigner l'anglais avant d'atterrir à Los Angeles un peu par hasard, attiré avant tout par le cash.
Il débarque à Los Angeles en 2005 après avoir investi toutes ses économies dans l'achat d'un équipement photo.
«Au début, je me promenais à pied le long de Rodeo Drive, je ne connaissais rien d'autre de la ville», raconte Mathieu tout en scrutant les magasins de la rue Robertson à la recherche de vedettes.
Quand on est débutant, la pêche n'est pas très bonne, et sans contacts, c'est impossible de vendre ses photos.
Il entend parler de l'agence X17, une agence reconnue pour engager des débutants téméraires. Il rencontre le patron, un Français avec qui ça clique. Ce dernier lui offre une avance dès le départ pour éponger ses dettes.
Mathieu travaille aujourd'hui six jours par semaine, 12h par jour. Il respecte ses mentors et ne joue pas dans les pattes de ses collègues.
«Quand on est 20 sur un job, je n'aime pas ça parce que la valeur de ma photo diminue. Le mieux, c'est d'être exclusif et de se cacher», dit-il.
Valets :
Sur Beverly Boulevard, il salue un valet assis devant un restaurant. «C'est mon meilleur contact. Chaque fois qu'il y a une vedette, il n'appelle que moi. J'ai déjà photographié Jessica Simpson et Charlize Theron ici», dit-il.
Comme rien n'est gratuit à Los Angeles, un nom lui coûte chaque fois un billet de 100 $ US. Il le cache dans un paquet de cigarettes qu'il lance dans le buisson à côté du resto.
Une paie négociée :
Après deux ans de terrain, Mathieu est toujours pigiste. Il négocie sa paie chaque mois avec son agence au gré des scoops qu'il a dénichés. Il hésite à parler de montant : «par mois, ça peut aller dans les cinq chiffres», dit celui qui n'a rien perdu de son accent québécois.
La photo dont il est le plus fier ? Celle de Britney Spears, Paris Hilton et Lindsay Lohan en voiture à leur sortie d'un club. La photo s'est retrouvée partout.
«Ce sont les trois filles les plus photographiées du monde», dit-il.
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Paparazziwood ®